Un peu d"histoire

     
Sommaire
  Historique de la paroisse Sainte - Rosalie
    Soeur Rosalie rendu : son histoire
    Sainte Rosalie de palerme

C’est l’abbé le Rebours qui plaça cette église sous la protection de sainte Rosalie de
Palerme (XIIe s.), sainte patronne de la soeur Rosalie RENDU (XIXe s.).

La cour du «Patro» avant 1984 et aujourd’hui.


 
Historique de la paroisse Sainte - Rosalie

1859





Fondation de l’Oeuvre par l’abbé Le Rebours, curé de la Madeleine (1822-1894) en souvenir de la soeur Rosalie (Jeanne Marie RENDU, 1787-1856) dont il avait été le secrétaire bénévole à Saint- Médard. Il voulait ainsi continuer son action dans ce quartier très déshérité du XIIIème arrondissement de Paris alors le faubourg Saint - Marceau. Il achète un vaste terrain au 21-27 rue de Gentilly (actuellement avenue de la Soeur Rosalie) et fait construire une chapelle dédiée à sainte Rosalie. Cette chapelle est confiée aux Prêtres de la mission, dits Lazaristes, fondés par saint Vincent de Paul.

1861


Fondation près de cette chapelle, d’un patronage de garçons faisant fonction de bureau de placement: il n’y avait en effet aucune loi protégeant les jeunes apprentis. Adjonction plus tard, d’une école et d’un patronage de filles et d’une école de garçons.

1867


Expropriation de l’Oeuvre pour percer la nouvelle avenue “Soeur Rosalie”. Un nouveau terrain fut trouvé à l’angle de la rue Corvisart et du boulevard des Gobelins, devenu boulevard d’Italie puis boulevard Auguste Blanqui.

1867-1869





Construction de la chapelle et des bâtiments des Oeuvres avec les indemnités d’expropriation. Mais on eut du mal à l’amener à son achèvement : plusieurs colonnes n’ont pas comme les autres leur chapiteau ciselé. On voit extérieurement l‘emplacement du clocher, resté à l’état de projet, et même une porte devant y conduire. La chapelle resta dédiée à sainte Rosalie. Pour montrer à toutes les générations futures la place de la soeur Rosalie dans cette fondation, l’abbé Le Rebours la fit représenter sur le vitrail du choeur présentant la maquette de la chapelle à sa sainte patronne.

1903-1922


Le 9 décembre, expulsion des Pères Lazaristes. L’archevêque confie la chapelle à des prêtres diocésains. En 1922, les Lazaristes purent reprendre possession de la chapelle Sainte Rosalie

1963


Le 29 septembre 1963, la chapelle Sainte Rosalie est érigée en paroisse et devient l’église Sainte Rosalie. Elle est située à la limite des paroisses Sainte Anne, Saint Médard et Saint Marcel. Le Père Georges ALLAIN, Lazariste, qui était l’administrateur, est nommé premier curé de Sainte Rosalie.

1971


Départ des Pères Lazaristes. La paroisse est confiée aux prêtres diocésains.

1985


Restauration complète de l’église et des locaux paroissiaux.


L’angle du bd Blanqui et de la rue Corvisart avant 1984 et aujourd’hui.


 

La nef et le choeur de l’église avant le concile Vatican II.






 
SOEUR ROSALIE RENDU: son histoire
 

Soeur Rosalie est une haute figure de Paris au XIXe siècle, aimée et vénérée par tout le petit peuple et les miséreux du quartier Mouffetard. Jeanne-Marie Rendu est née en 1786 à Confort (canton de Gex, dans le Jura) d’une famille de cultivateurs aisés. Elle est l’aînée de quatre filles et se trouve assez vite dans l’obligation d’aider sa mère lorsque son père disparaît en 1796.

La Révolution s’est installée, et la maison Rendu devient le refuge d’un évêque et de prêtres réfractaires . Dans ce climat religieux s’est forgée l’âme de la petite fille. Sa mère la confie aux Ursulines de Gex. C’est dans l’hôpital de cette ville que Jeanne-Marie découvre les Filles de la Charité de saint Vincent de Paul, ainsi que les misères humaines. Elle en sera marquée pour toute sa vie. Dès lors elle attendra d’avoir l’âge requis pour faire son entrée chez les Soeurs qui l’ont tant séduite. Elle arrive le 25 mai 1802 à la Maison-mère des Filles de la Charité, rue du Vieux Colombier à Paris, pour y faire son noviciat.

Elle sera envoyée dans le quartier Mouffetard, à l’époque le plus misérable de la capitale, pour y faire son “apprentissage”. C’est là, en 1807, qu’elle prononcera ses voeux définitifs. Jusqu’à sa mort, elle restera l’apôtre et la providence de ce faubourg.

En 1815, elle devient Supérieure de la maison de bienfaisance de la rue de l’Epée-de-Bois. Toutes ses qualités de dévouement, d’autorité naturelle, d’humilité, de compassion, ses capacitésd’organisation, vont pouvoir se révéler. “Ses Pauvres”, comme elle les appelle, sont très nombreux en cette époque troublée . Les ravages d’un libéralisme économique triomphant accentuent la misère des laissés pour compte. Son oeuvre est immense, sa notoriété gagne vite la capitale, et au-delà des villes de province. Elle envoie ses soeurs dans tous les recoins de la paroisse Saint - Médard pour apporter des vivres, des vêtements, des soins et une parole réconfortante. Elle ouvre un dispensaire, une pharmacie, une école, un orphelinat, une crèche. Bientôt tout un réseau d’oeuvres charitables va s’établir pour traquer la pauvreté.

 

Soeur Rosalie étend ses relations sociales, mondaines pour trouver l’argent nécessaire. Les “Dames de la Charité” l’aident dans les visites à domicile. Elle apporte son soutien actif aux “Conférences de Saint Vincent de Paul” et aux étudiants qui animent ces oeuvres : Frédéric Ozanam, Jean-Léon Le Prévost, Armand de Melun, qui sera son biographe, et d’autres.

 

Tout au long de cette vie les épreuves ne manqueront pas. Citons les plus caractéristiques :

 

Révolutions en 1830 et 1848.
Emeutes partielles en 1832 et 1834.
Le choléra frappe par deux fois , en 1832 et 1848.

 

On voit soeur Rosalie sur les barricades pour soigner les blessés, consoler les mourants, demander le silence des armes, braver la fusillade.

 

“Croyez-vous que je sois désireuse de vivre quand on massacre mes enfants ?” dit-elle au milieu des combats quand on lui demande de se protéger.

 

Elle sauve des officiers pourchassés par la foule, cache des insurgés recherchés par les forces de l’ordre. A son corps défendant, elle devra accepter la Croix de la Légion d’Honneur, accordée par Napoléon III.

 

Le 7 février 1856, usée par la maladie et une vie sans repos, elle s’éteint dans sa maison rue de l’Epée-de-Bois. Le jour de ses obsèques fut chômé dans tout le faubourg. Tous, pauvres et riches, partagèrent la même émotion.

 

Le procès en béatification est ouvert depuis 1953. Elle a été béatifiée par Jean-Paul II le 9 novembre 2003.

 

 





 
Sainte ROSALIE fêtée le 4 septembre
 

«On dit qu’elle mourut près de Palerme au XIIe siècle.»

Les Palermitains célèbrent deux fêtes en l’honneur de sainte Rosalie, leur grande patronne et thaumaturge : l’une, le 4 septembre, qui commémore sa montéeau paradis ; l’autre, celle du 15 juillet, qui rappelle la découverte miraculeuse de ses saintes reliques. La fête de juillet est particulièrement solennelle. On l’annonce à coups de canon. Trônant sur un char gigantesque attelé de quarante mules et rempli de musiciens, la châsse de la sainte parcourt la ville parmi les prières, les cantiques et les cris. Le sommet du char atteint le toit des maisons; les pétards éclatent de toutes parts ; les musiciens soufflent inlassablement dans leurs trompettes. Et la procession se renouvelle les quatre jours suivants avec le même enthousiasme.

Rosalie naquit en Sicile vers 1140 d’un seigneur nommé Sinibald, descendant de Charlemagne. A quatorze ans, comme sa beauté mettait en péril le salut de son âme, la Vierge lui apparut pour l’engager à se retirer du monde. Rosalie prit sa discipline et son crucifix, et quitta de nuit le château paternel. Deux anges l’attendaient pour la conduire sur le mont Quisquina. Ils l’y abandonnèrent au seuil d’une grotte ensevelie sous la neige, parmi les arbres. La jeune fille s’y cacha quelques mois, après quoi les anges vinrent la prévenir que, recherchée par ses parents, elle devait fuir ailleurs. Ils la menèrent en haut du mont Pellegrino. Rosalie y passa les seize dernières années de sa vie dans une caverne, nourrie par les anges de l’eucharistie. Elle y mourut, âgée de trente ans, le 4 septembre 1170; elle y fut retrouvée quatre siècles plus tard, le 15 juillet 1624, dans une gaine de cristaux de roche. A cette date, on lui composa l’hagiographie quelque peu romancée que nous venons de résumer.


Extrait du livre “LA FLEUR DES SAINTS”