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Historique
de la paroisse Sainte - Rosalie |
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1859
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Fondation de l’Oeuvre par l’abbé Le Rebours, curé de la Madeleine (1822-1894)
en souvenir de la soeur Rosalie (Jeanne Marie RENDU, 1787-1856) dont
il avait été le secrétaire bénévole à Saint- Médard. Il voulait ainsi
continuer son action dans ce quartier très déshérité du XIIIème arrondissement
de Paris alors le faubourg Saint - Marceau. Il achète un vaste terrain
au 21-27 rue de Gentilly (actuellement avenue de la Soeur Rosalie) et
fait construire une chapelle dédiée à sainte Rosalie. Cette chapelle
est confiée aux Prêtres de la mission, dits Lazaristes, fondés par saint
Vincent de Paul.
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1861
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Fondation près de cette chapelle, d’un patronage de garçons faisant
fonction de bureau de placement: il n’y avait en effet aucune loi protégeant
les jeunes apprentis. Adjonction plus tard, d’une école et d’un patronage
de filles et d’une école de garçons.
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1867
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Expropriation de l’Oeuvre pour percer la nouvelle avenue “Soeur Rosalie”.
Un nouveau terrain fut trouvé à l’angle de la rue Corvisart et du boulevard
des Gobelins, devenu boulevard d’Italie puis boulevard Auguste Blanqui.
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1867-1869
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Construction de la chapelle et des bâtiments des Oeuvres avec les indemnités
d’expropriation. Mais on eut du mal à l’amener à son achèvement : plusieurs
colonnes n’ont pas comme les autres leur chapiteau ciselé. On voit extérieurement
l‘emplacement du clocher, resté à l’état de projet, et même une porte
devant y conduire. La chapelle resta dédiée à sainte Rosalie. Pour montrer
à toutes les générations futures la place de la soeur Rosalie dans cette
fondation, l’abbé Le Rebours la fit représenter sur le vitrail du choeur
présentant la maquette de la chapelle à sa sainte patronne.
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1903-1922
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Le 9 décembre, expulsion des Pères Lazaristes. L’archevêque confie la
chapelle à des prêtres diocésains. En 1922, les Lazaristes purent reprendre
possession de la chapelle Sainte Rosalie
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1963
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Le 29 septembre 1963, la chapelle Sainte Rosalie est érigée en paroisse
et devient l’église Sainte Rosalie. Elle est située à la limite des
paroisses Sainte Anne, Saint Médard et Saint Marcel. Le Père Georges
ALLAIN, Lazariste, qui était l’administrateur, est nommé premier curé
de Sainte Rosalie.
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1971 |
Départ des Pères Lazaristes. La paroisse est confiée aux prêtres diocésains.
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1985 |
Restauration complète de l’église et des locaux paroissiaux.
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SOEUR
ROSALIE RENDU: son histoire |
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Soeur
Rosalie est une haute figure de Paris au XIXe siècle, aimée et vénérée
par tout le petit peuple et les miséreux du quartier Mouffetard. Jeanne-Marie
Rendu est née en 1786 à Confort (canton de Gex, dans le Jura) d’une
famille de cultivateurs aisés. Elle est l’aînée de quatre filles et
se trouve assez vite dans l’obligation d’aider sa mère lorsque son père
disparaît en 1796.
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La Révolution
s’est installée, et la maison Rendu devient le refuge d’un évêque et
de prêtres réfractaires . Dans ce climat religieux s’est forgée l’âme
de la petite fille. Sa mère la confie aux Ursulines de Gex. C’est dans
l’hôpital de cette ville que Jeanne-Marie découvre les Filles de la
Charité de saint Vincent de Paul, ainsi que les misères humaines. Elle
en sera marquée pour toute sa vie. Dès lors elle attendra d’avoir l’âge
requis pour faire son entrée chez les Soeurs qui l’ont tant séduite.
Elle arrive le 25 mai 1802 à la Maison-mère des Filles de la Charité,
rue du Vieux Colombier à Paris, pour y faire son noviciat.
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Elle
sera envoyée dans le quartier Mouffetard, à l’époque le plus misérable
de la capitale, pour y faire son “apprentissage”. C’est là, en 1807,
qu’elle prononcera ses voeux définitifs. Jusqu’à sa mort, elle restera
l’apôtre et la providence de ce faubourg.
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En 1815,
elle devient Supérieure de la maison de bienfaisance de la rue de l’Epée-de-Bois.
Toutes ses qualités de dévouement, d’autorité naturelle, d’humilité,
de compassion, ses capacitésd’organisation, vont pouvoir se révéler.
“Ses Pauvres”, comme elle les appelle, sont très nombreux en cette époque
troublée . Les ravages d’un libéralisme économique triomphant accentuent
la misère des laissés pour compte. Son oeuvre est immense, sa notoriété
gagne vite la capitale, et au-delà des villes de province. Elle envoie
ses soeurs dans tous les recoins de la paroisse Saint - Médard pour
apporter des vivres, des vêtements, des soins et une parole réconfortante.
Elle ouvre un dispensaire, une pharmacie, une école, un orphelinat,
une crèche. Bientôt tout un réseau d’oeuvres charitables va s’établir
pour traquer la pauvreté.
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Soeur
Rosalie étend ses relations sociales, mondaines pour trouver l’argent
nécessaire. Les “Dames de la Charité” l’aident dans les visites à domicile.
Elle apporte son soutien actif aux “Conférences de Saint Vincent de
Paul” et aux étudiants qui animent ces oeuvres : Frédéric Ozanam, Jean-Léon
Le Prévost, Armand de Melun, qui sera son biographe, et d’autres.
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Tout au
long de cette vie les épreuves ne manqueront pas. Citons les plus caractéristiques
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Révolutions
en 1830 et 1848.
Emeutes
partielles en 1832 et 1834.
Le choléra frappe par deux fois , en 1832 et 1848.
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On voit
soeur Rosalie sur les barricades pour soigner les blessés, consoler
les mourants, demander le silence des armes, braver la fusillade.
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“Croyez-vous
que je sois désireuse de vivre quand on massacre mes enfants ?” dit-elle
au milieu des combats quand on lui demande de se protéger.
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Elle
sauve des officiers pourchassés par la foule, cache des insurgés recherchés
par les forces de l’ordre. A son corps défendant, elle devra accepter
la Croix de la Légion d’Honneur, accordée par Napoléon III.
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Le 7
février 1856, usée par la maladie et une vie sans repos, elle s’éteint
dans sa maison rue de l’Epée-de-Bois. Le jour de ses obsèques fut chômé
dans tout le faubourg. Tous, pauvres et riches, partagèrent la même
émotion.
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Le procès
en béatification est ouvert depuis 1953. Elle a été béatifiée
par Jean-Paul II le 9 novembre 2003.
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Sainte
ROSALIE fêtée le 4 septembre |
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«On
dit qu’elle mourut près de Palerme au XIIe siècle.»
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Les Palermitains
célèbrent deux fêtes en l’honneur de sainte Rosalie, leur grande patronne
et thaumaturge : l’une, le 4 septembre, qui commémore sa montéeau paradis
; l’autre, celle du 15 juillet, qui rappelle la découverte miraculeuse
de ses saintes reliques. La fête de juillet est particulièrement solennelle.
On l’annonce à coups de canon. Trônant sur un char gigantesque attelé
de quarante mules et rempli de musiciens, la châsse de la sainte parcourt
la ville parmi les prières, les cantiques et les cris. Le sommet du
char atteint le toit des maisons; les pétards éclatent de toutes parts
; les musiciens soufflent inlassablement dans leurs trompettes. Et la
procession se renouvelle les quatre jours suivants avec le même enthousiasme.
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Rosalie
naquit en Sicile vers 1140 d’un seigneur nommé Sinibald, descendant
de Charlemagne. A quatorze ans, comme sa beauté mettait en péril le
salut de son âme, la Vierge lui apparut pour l’engager à se retirer
du monde. Rosalie prit sa discipline et son crucifix, et quitta de nuit
le château paternel. Deux anges l’attendaient pour la conduire sur le
mont Quisquina. Ils l’y abandonnèrent au seuil d’une grotte ensevelie
sous la neige, parmi les arbres. La jeune fille s’y cacha quelques mois,
après quoi les anges vinrent la prévenir que, recherchée par ses parents,
elle devait fuir ailleurs. Ils la menèrent en haut du mont Pellegrino.
Rosalie y passa les seize dernières années de sa vie dans une caverne,
nourrie par les anges de l’eucharistie. Elle y mourut, âgée de trente
ans, le 4 septembre 1170; elle y fut retrouvée quatre siècles plus tard,
le 15 juillet 1624, dans une gaine de cristaux de roche. A cette date,
on lui composa l’hagiographie quelque peu romancée que nous venons de
résumer.
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Extrait du livre “LA FLEUR DES SAINTS”
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