Une Eglise "signe" pour le monde


Le concile Vatican II a défini l’Eglise comme étant dans le Christ, « le sacrement, c’est-à-dire à la fois le signe et le moyen de l’union intime avec Dieu et de l’unité de tout le genre humain ». Ce sont des paroles fortes qui définissent l’Eglise comme « signe » et « moyen » du salut.L’Eglise est signe du salut car ses membres ont retrouvé par le baptême leur lien à Dieu et la communion profonde avec les frères,


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Horaires des messes

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Le concile Vatican II a défini l’Eglise comme étant dans le Christ, « le sacrement, c’est-à-dire à la fois le signe et le moyen de l’union intime avec Dieu et de l’unité de tout le genre humain ». Ce sont des paroles fortes qui définissent l’Eglise comme « signe » et « moyen » du salut.L’Eglise est signe du salut car ses membres ont retrouvé par le baptême leur lien à Dieu et la communion profonde avec les frères,

et elle est moyen du salut car elle permet à tous et à chacun de renouer avec ses relations fondamentales.

Que l’Eglise soit un « signe » dans le monde signifie qu’elle ne s’identifie pas au monde, qu’elle n’a pas vocation à le remplacer sur cette terre. Nous appartenons tous à deux cités : à la cité des hommes par notre naissance, à la cité de Dieu, à l’Eglise par notre enfantement dans la foi.

L’Eglise est « signe » dans le sens où elle témoigne à chaque être humain qu’il a à retrouver son lien à Dieu et aux frères. Par là-même, elle entre en relation avec le monde tel qu’il est pour lui proposer le salut. Quand l’Eglise entre en débat sur des questions éthiques ou sociales, elle invite les hommes à vivre conformément à leur dignité d’enfants de Dieu.

L’Eglise est appelée à être « signe » pour le monde. Cela signifie qu’elle doit d’abord vivre elle-même ce qu’elle demande au monde. Si tous les chrétiens étaient zélés pour s’occuper des pauvres, pour accompagner les personnes en fin de vie ou vivre une certaine ascèse, sa parole exigeante serait mieux reçue. Si nous vivons l’Evangile comme une bonne nouvelle pour nous, nous permettrons à ceux qui nous entourent de découvrir qu’il est aussi une bonne nouvelle pour eux !

Pour que l’Eglise soit « signe », il faut qu’elle soit libre, inféodée à aucun pouvoir. Dans la situation actuelle en France, l’Eglise ne reçoit aucune aide de l’Etat, elle doit trouver les moyens matériels et humains de son fonctionnement, mais dans le fond, cela lui donne une grande liberté de parole. Elle peut interpeller l’État et plus généralement la société sur tous les sujets qui concernent l’homme: que ce soit l’accueil des migrants ou les questions touchant à la procréation ou à la fin de vie.

Puissions-nous devenir chacun « signe » pour le monde. Le P. Guy Gilbert avait comme devise : « vivre de telle manière qu’à ma seule manière de vivre, on ne puisse douter de l’existence de Dieu ». Que notre propre sainteté soit témoignage pour le monde et que les hommes puissent découvrir l’extraordinaire espérance qu’ouvre leur vocation.  

P. Lionel Dumoulin

[1] Selon les termes du pape François dans sa lettre au peuple de Dieu, datée du 20 août 2018

 

 

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