La liberté spirituelle


Nous avons fait le choix, avec l’aumônerie, de proposer aux jeunes lycéens (15-18ans) de vivre un pèlerinage en Pologne et notamment à Auschwitz au mois d’Avril prochain.

Cette décision est le fruit notamment des JMJ en Pologne qui ont eu lieu en 2016 et qui avaient permis à un certain nombre d’étudiants de vivre déjà cette expérience. Pourquoi partir dans un lieu de mort, dans un lieu qui apparaît comme le symbole de la folie nazie,


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Horaires des messes

Horaires des messes

Du mardi au vendredi : 8h30

Samedi : 18h30

Dimanche : 9h00 et 11h00

Nous avons fait le choix, avec l’aumônerie, de proposer aux jeunes lycéens (15-18ans) de vivre un pèlerinage en Pologne et notamment à Auschwitz au mois d’Avril prochain.

Cette décision est le fruit notamment des JMJ en Pologne qui ont eu lieu en 2016 et qui avaient permis à un certain nombre d’étudiants de vivre déjà cette expérience. Pourquoi partir dans un lieu de mort, dans un lieu qui apparaît comme le symbole de la folie nazie,

de ce crime de masse organisé méthodiquement ?

D’abord, parce qu’au moment où ces faits ont eu lieu, beaucoup ont été complices. On sait aujourd’hui que pour arriver à mettre à mort 6 millions de juifs, il a fallu la complicité d’un million de personnes : de l’employé de bureau qui répertoriait les personnes d’origine juive dans son secteur, au contrôleur des trains qui planifiait les départs vers les camps de concentration, aux grandes entreprises de caoutchouc ou de carburant, qui tiraient profit du travail gratuit de ces prisonniers « bon marché ». Ces collaborations ne sont pas le fait de personnes intrinsèquement perverses ou volontairement criminelles, mais de personnes qui se sont laissées prendre par l’esprit du moment, qui ont fait ce qu’il était « bon ton » de faire, qui ont cherché à préserver leurs intérêts. Elles ont petit à petit démissionné de leur conscience et ont glissé dans une complicité plus ou moins active à cette opération criminelle.

Ces faits doivent nous enseigner. Comment construisons-nous notre liberté spirituelle, notre capacité de discernement pour être capable de dire « non » à ce qui détruit l’homme, à ce qui l’atteint dans sa dignité ou dans sa vie ? Le concile Vatican II a cette parole très forte et très percutante : « Des cérémonies même très belles, des groupements même florissants n’auront guère d’utilité, s’ils ne servent pas à éduquer les hommes et à leur faire atteindre leur maturité spirituelle. Elle consiste à savoir lire dans les évènements, petits ou grands, ce que réclame une situation, ce que Dieu attend d’eux ». (Presbyterorum ordinis n°6). La maturité spirituelle consiste à avoir un sens moral exercé à discerner le bien et le mal pour pouvoir en conscience choisir le bien et rejeter le mal. Cela demande de la réflexion : prendre le temps de se poser pour réfléchir droitement si telle ou telle attitude (personnelle ou collective) est respectueuse de la dignité humaine ; cela demande aussi la force de mettre en pratique notre discernement dans nos actes concrets pour progresser dans notre capacité à choisir le bien.

Nos rencontres fraternelles paroissiales, nos temps de formation, nos engagements de charité sont des appuis pour entrer chacun dans cette « liberté spirituelle ». Nous continuerons d’ailleurs à la réfléchir lors de notre dimanche communautaire du 10 février. Nous espérons aider les jeunes sur ce chemin à travers cette aventure, ce pèlerinage et sa préparation.

P. Lionel Dumoulin 

Paroisse Sainte Rosalie


50 Boulevard Auguste Blanqui

75013 Paris

Tel.: 01 43 31 36 83

Email : paroisse [at] sainte-rosalie.rog

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